![]() |
|
|
|
2
- Des trois caps : Tasmanie, Bonne-Espérance et Horn, seul le dernier
s'est constitué en légende. Le Cap Horn est l'endroit au monde où il est
le plus difficile de naviguer à la voile. Il a fallu à ces Officiers et
Marins Cap-Horniers des qualités humaines exceptionnelles pour surmonter
physiquement et moralement les difficultés de ce Cap qui les a constamment
mis à l' épreuve.
|
|
Le Cap Horn fut découvert le 31 Janvier 1916 par Guillaume SHOUTEN, marin hollandais originaire de la petite ville de HORN et Isaac LE MAIRE,
un armateur-marchand.
Au Cap-horn qui est situé à la latitude de 560
Sud, les vents soufflent perpétuellement d' Ouest en Est avec des pointes
à plus de 50 Nœuds. Le courant océanique est obligé de passer lui-aussi
par l' entonnoir du Horn. Entre le Horn et les premières îles de l'
Antarctique, les fonds ne sont pas profonds. A l'Ouest comme à l' Est,
ils remontent de 5000 à 50 mètres. Ceci provoque la grande houle qui
se transforme en mer très hachée avec des vagues de grande amplitude.
Des creux de 20 mètres, qui ne sont pas rares, font plonger les navires
et les déferlantes inondent le pont.
C'est pourquoi les Grands-Voiliers, venus de France, d' Angleterre ou de l' Europe du Nord en longeant les Côtes de l' Amérique du Sud avaient du mal à naviguer dans ces parages, particulièrement d' Est en Ouest. Ils arrivaient vent de bout et il leur fallait tirer des bords innombrables, louvoyer pour avancer d'un pouce en prenant gare de ne pas masquer les voiles, de ne pas envoyer le vent à contre sens dans les voiles. Rares sont les Grands-Voiliers qui ont franchi ce passage d'enfer en moins de quinze jours |
![]() |
|
La
route idéale déterminée par nos Capitaines Cap-Horniers se situait entre
le 58ème et le 60ème degré de latitude Sud. Mais, à cette latitude, leurs
navires pouvaient rencontrer des icebergs ou, s'ils descendaient plus
Sud, être pris dans les glaces de la banquise. S' ils restaient trop près
de la côte patagonienne, les forts courants risquaient de les faire dériver
sur les récifs et de les faire sombrer par voie d' eau. Les risques habituels
étaient d' endommager le gouvernail, de démâter, de déchirer les jeux
de voiles qu' il n' était pas facile de remplacer lorsque celles-ci étaient
recouvertes de glace. Le pire pour les ’’ Trois, Quatre et Cinq-Mâts ‘’
étaient le ripage de la cargaison qui pouvait entraîner la perte du navire
: l'exemple le plus récent de naufrage par ripage est la perte du Quatre
mâts PAMIR dans le secteur des Açores
|